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Deux voix plus une

Esther Tellermann a d’abord signé une suite de poèmes narratifs conciliant énigme et expérience. Puis, à partir du quatrième titre ("Pangeia", 1996), elle a donné une autre dimension à son « journal métaphysique ». Elle a radicalisé son projet et rompu les dernières attaches avec les justifications. Elle a accepté que son écriture précède l’expérience. Elle est passée du côté d’une quête sans référence au quotidien.

Dès lors, de 1999 avec Guerre extrême jusqu’à 2011 avec Contre l’épisode, se sont succédé six livres articulant des fragments que l’on peut interpréter comme liés à l’histoire d’un continent mythique, originel ou ultime. Que l’on peut interpréter car, et c’est une des qualités de cette écriture, jamais elle ne revendique la caution d’une vision préalable, jamais non plus elle ne bascule dans le fantastique. S’il fallait trouver une parenté (lointaine) à l’effet produit, disons que le lecteur se souviendra de la façon qu’eut Verlaine, dans « Colloque sentimental&nbs...

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