Sur le même sujet

Deux visions de la Révolution française

Article publié dans le n°1036 (16 avril 2011) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

 Le 28 novembre 1940, l’idéologue nazi Alfred Rosenberg s’écriait devant un parterre choisi de réactionnaires civils, militaires et cléricaux rassemblé au Palais-Bourbon pour entendre pérorer leur nouveau maître : « L’époque de 1789 touche à sa fin. Elle a été vaincue sur les champs de bataille des Flandres, au nord de la France et de Lorraine, cette époque qui, bien que pourrie, voulait encore déterminer le destin de l’Europe (…), 1940 a vu une décision historique comparable à celle qui, il y a mille ans, a porté le christianisme dans le cœur de l’Europe. »
Jean Jaurès
Karl Kautsky
Socialisme et Révolution française

Alfred Rosenberg s’était quelque peu précipité. Il s’était même mis le doigt dans l’œil. La suite a montré que l’enterrement de la Révolution française était prématuré. Dans une Europe où deux siècles plus tard subsistent encore des monarchies parasitaires (dont un grand-duché) moins formelles qu’on ne le dit et couplées souvent avec des paradis fiscaux très européens, elle a gardé – dans des conditions économiques et sociales certes tout à fait différentes – une actualité certaine. D’où l’intérêt du livre publié par Demopolis.


En 1889, l’année de la fondation de la IIe

La lecture des articles est réservée à la souscription d‘un abonnement spécifique
La lecture de cet article est soumise à la souscription d'un abonnement. Si vous possédez un abonnement, merci de vous connecter ci-dessous. Si vous souhaitez vous abonner, nous vous remercions d'utiliser un ordinateur plutôt qu'un téléphone ou une tablette

Vous êtes abonné(e)

Identifiez vous

Pas encore abonné(e) ?

Abonnez vous

Choisissez votre formule d'abonnement et accédez à La Quinzaine

Vous aimerez aussi