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Deux poètes

 René Char n’était pas homme de demi-mesure. Il s’engageait en amitié comme il l’a fait en Résistance, avec passion. Et il restait fidèle quand il ne rompait pas violemment. Ainsi, il est resté proche d’Eluard malgré les choix partisans de ce dernier, et la mort de Camus est restée une blessure ouverte. Sans doute en est-il allé de même avec Nicolas de Staël, quand le peintre s’est suicidé, en 1955, à Antibes.
Nicolas De Staël
Correspondance 1951-1954

Retrouver les deux hommes à l’occasion de cette correspondance fait du bien. L’usage commun de la langue, ces derniers temps, par les hommes publics, a tendance à l’affadir, voire à la corrompre. La parole de Char et celle de Staël évoquent le quotidien, l’insignifiant parfois, sans oublier le sens de la fulgurance, de l’image qui fait sens et éclaire. Et on est surpris par ce qu’écrit le peintre, que l’on connaissait peut-être moins que le poète ; son goût des mots ou de la phrase est constant et intense.


Char et de Staël se rencontrent en 1951 autour des toiles de ce dernier, à...

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