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Désir et destin

Article publié dans le n°1181 (16 oct. 2017) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Au fond de son village d’Albanie, Manusche, vierge sous serment, mène au su de tous une vie d’homme jusqu’au jour où une rencontre bouleverse cet équilibre individuel et social. Avec le même courage qu’il faut aux rivières pour creuser la terre et le roc, elle va apprendre à tracer sa propre voie. Très belle réflexion sur le désir, dans une écriture de la sensation toute en finesse.
Emmanuelle Favier
Le Courage qu’il faut aux rivières

Les seins bridés sous une bande de toile et les hanches dissimulées sous une ample chemise, Manusche ne se mariera pas et restera sans enfant : tel est le prix à payer par une femme des Balkans pour pouvoir fumer, chasser, aller au café, conduire une voiture ou participer à la vie publique du village. Comme l’écrit Gilles de Rapper, ce phénomène des vierges jurées, encore observable aujourd’hui en Albanie, est une des « solutions apportées au problème que pose l’absence d’héritier mâle » dans les sociétés fondées sur la parenté et les groupes de descendance

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