A lire aussi

"Dépenaillés de l'existence"

« Je serai pour toute ère un étrange étranger / j'aurai passé mes jours à supprimer ma vie. » Ces vers sont d'Armand Robin, poète et traducteur mort dans d'étranges conditions au début des années soixante. Il est entré dans un commissariat, n'en est pas sorti vivant. Antoine Sorel, lui, s'est suicidé. Mais il n'a jamais existé, sinon dans le roman Oeuvres vives, de Linda Lê.
Linda Lê
Par ailleurs (exils) (Christian Bourgois)
Linda Lê
Œuvres vives (Christian Bourgois)

Le rapprochement n’est pas fortuit. On trouvera dans Par ailleurs, recueil de courts essais qui fait suite au Complexe de Caliban et à Au fond de l’inconnu pour trouver du nouveau, une série de portraits d’écrivains, tous des « dépenaillés de l’existence », en exilés. Exilés parce qu’ils viennent d’ailleurs, comme Cioran ou Benjamin Fondane, parce qu’ils sont partis ailleurs comme Nabokov ou Gombrowicz, ou parce que leur seule patrie a été la langue, l’écriture. Tous ont eu en commun la solitude, subie ou assumée, comme Marina Tsvetaïeva, poè...

La lecture des articles est réservée à la souscription d‘un abonnement spécifique
La lecture de cet article est soumise à la souscription d'un abonnement. Si vous possédez un abonnement, merci de vous connecter ci-dessous. Si vous souhaitez vous abonner, nous vous remercions d'utiliser un ordinateur plutôt qu'un téléphone ou une tablette

Vous êtes abonné(e)

Identifiez vous

Pas encore abonné(e) ?

Abonnez vous

Choisissez votre formule d'abonnement et accédez à La Quinzaine