Sur le même sujet

Livre du même auteur

De faim, de froid

Article publié dans le n°1025 (01 nov. 2010) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

 « Le dernier texte obérioute » a écrit de Blocus son traducteur en allemand Peter Urban. Le mouvement Obériou (L’Unique Art Réel) a été fondé par Nicolas Zabolotski en 1927 à la fin de la NEP, période faste des mouvements artistiques en Russie. Autour de lui gravitaient des écrivains ouverts à la modernité, sous le signe de la fantaisie et de la satire, la facétie et l’absurde, assez proches somme toute de l’esthétique de Jarry : Oleïnikov, Daniil Harms, Vvedenski… 
Guennadi Gor
Blocus
(Circé)

Gor s’intéressait aux avant-gardes, il a suivi les cours de Chklovski. Ce qui fait effectivement de cet ensemble de poèmes un rejeton obérioute, c’est leur forme, souvent brève, plus proche d’Oleïnikov que de Khlebnikov (vénéré par le jeune Guennadi), comptines, jeux verbaux, jeux de sonorités – un casse-tête pour le traducteur –, l’onirisme aussi, l’aspect allusif, l’absurdité : mais un obérioute abîmé dans la tragédie. Entre les jeux verbaux s’insinuent des allusions inquiétantes, entre deux comptines un doute – comme monte l’angoisse dans un film qui intercale brièvement entre des pla...

La lecture des articles est réservée à la souscription d‘un abonnement spécifique
La lecture de cet article est soumise à la souscription d'un abonnement. Si vous possédez un abonnement, merci de vous connecter ci-dessous. Si vous souhaitez vous abonner, nous vous remercions d'utiliser un ordinateur plutôt qu'un téléphone ou une tablette

Vous êtes abonné(e)

Identifiez vous

Pas encore abonné(e) ?

Abonnez vous

Choisissez votre formule d'abonnement et accédez à La Quinzaine

Vous aimerez aussi