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Dans les marges du monde

Se rendant en Sibérie, et notamment à Krasnoïarsk, Christian Garcin note incidemment qu’il n’a jamais lu Michel Strogoff, l’un des plus beaux romans d’aventures de Jules Verne, épopée poétique aussi. Mais il connaît assez le romancier pour proposer une superbe liste des peuples qui, à l’instar des Oroks, des Tazs ou des Komis, vivent dans ces lointains qui font rêver.

Le fleuve Ienisseï, que nous découvrions en même temps que l’Ob, la Lena et l’Amour, dans nos cours de géographie, autrefois, est celui que l’écrivain descend ou monte, vers Norilsk. Quiconque a lu, outre Jules Verne, les témoins du Goulag, sait quelle résonance a ce nom dans l’extrême Nord de la Russie. Mais partons du début et de la longue phrase qui ouvre ce récit. Elle évoque un jour de juillet 2012 et une manifestation hostile aux Pussy Riot, initiée par l’Église orthodoxe. Le ton est donné : la Russie d’aujourd’hui est, comme on le dit de ce côté-ci de l’Oural, en colère ...

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