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Chloé Delaume, la sybille

Un livre de Chloé Delaume est toujours un événement qui tranche dans le ronronnement des lettres françaises. Depuis les tectoniques d’écriture des Mouflettes d’Atropos, du Cri du sablier jusqu’à Où le sang nous appelle (co-écrit avec Daniel Schneidermann), la singularité de l’univers delaumien dévisse notre rapport à la littérature. Il y a une littérature qui vient pour ne rien déranger, pour laisser dormir pensées, actions et langue, et il y en a une autre, minoritaire, qui crie et creuse d’autres langues, d’autres sensations dans le Verbe : Delaume, Cixous, Guyotat, Surya, Valère Novarina, Liliane Giraudon et autres sorciers des lettres qui brûlent.
Chloé Delaume
Les Sorcières de la République
(Seuil)

S’éloignant du terrain de l’autofiction auquel on a trop souvent cantonné Chloé Delaume alors qu’elle dynamite tous les genres, toutes les limites, Les Sorcières de la République livre une fable féroce portée par un humour caustique. En France, en 2017, le Parti du Cercle, remportant l’élection présidentielle, est arrivé au pouvoir. Émanation d’un groupe féministe qui a tenté de mettre un terme à deux millénaires de domination masculine, de patriarcat, le Parti du Cercle a durant trois ans plongé la France dans le chaos et la terreur. De ces trois années, aucune trace, aucun souvenir, au...

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