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Chevillard nous rend bêtes

Quatre écrivains se sont associés pour une forme d'hommage à Éric Chevillard, intéressante en ce qu'elle tente de fournir des clés de lecture pour une œuvre considérable et trop peu lue. Difficile ? En tout cas pas au sens habituel du terme, l'écriture apparemment fantaisiste et très volontairement digressive de l'auteur offrant nombre de voies d'accès attrayantes, par exemple une invention constante de personnages et de situations aptes, par leur caractère saugrenu, à provoquer le rire.

On s'amuse beaucoup à lire Chevillard, enfin une partie des lecteurs, semble-t-il, devrait ou pourrait s'amuser si ne s'insinuait pas très vite en eux le sentiment que l'époustouflante mécanique verbale de ses livres d'une virtuosité rhétorique sans égale dans le domaine français ­ depuis, je ne sais pas, aucune comparaison ne s'impose, Rabelais peut-être ­, que ce système fou (non pas le moins du monde dément, on n'a pas affaire à du Brisset, mais fou à la manière d'une bobine folle dont le fil cassé se dévide) cache à l'évidence quelque chose d'important, de vital même, que l'on ne com...

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