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"Ces bois que l'on dit de justice"

Article publié dans le n°1082 (16 avril 2013) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

En 2010, lors de l’exposition « Crime et châtiment » organisée au musée d’Orsay, Robert Badinter avait tenu à rendre sensible la brutalité de la peine de mort en exhibant la « veuve », habituellement dissimulée aux regards du public (1). Écrasante de force brute, violence légale faite de bois et de métal, la guillotine suscitait encore l’effroi.
Collectif
Bois, fers et papiers de justice. Histoire matérielle du droit de punir
(Georg)

Parfois, comme remontant du peuple de l’abîme, à cause d’une mutinerie estivale, du fait d’une campagne contre la peine de mort, ou après une condamnation internationale du surpeuplement des prisons, sonne ce rappel : le droit de punir s’ancre dans les chairs que l’on menotte et contraint, se vit dans des cellules vétustes, s’exhibe dans des salles carrelées à la blancheur chirurgicale où s’administrent les injections létales, ou encore, se manifeste à travers la traite du charpentier et le salaire du bourreau. L’apparat judiciaire, celui de la robe du magistrat et de l’architecture...

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