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"Celui qui ne parle pas"

Article publié dans le n°1115 (01 nov. 2014) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

C’est la joie d’écrire, d’évoquer, de raconter qui retient l’attention du lecteur et séduit dans les romans de celui qui a pris le nom de plume de Mo Yan (« ne parle pas », ou « celui qui ne parle pas »). La matière ne lui manque pas, quelles que soient les intrigues qu’il développe, volontiers familiales, embrassant la texture violente de l’histoire récente de la Chine.
Mo Yan
Le clan du sorgho rouge (Seuil)
Yinde Zhang
Mo Yan, le lieu de la fiction (Seuil)

Dans cette édition intégrale du Clan du sorgho rouge, c’est le sorgho, plante nourricière, avec ses épis, ses feuilles, ses grains, ses couleurs, la liqueur alcoolisée qu’on en extrait selon des recettes secrètes et quasi magiques, qui est cette riche matière (Mo Yan est issu d’une famille paysanne du Shandong, sa famille a connu l’atroce famine du début des années soixante ; derrière la sensualité heureuse et avide, on sent la faim). Et la sensualité qui accueille le sorgho, plante omniprésente, s’étend à toutes les choses vivantes et les rapproche les unes des autres, com...

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