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Ce que montrent les musées

Article publié dans le n°1151 (16 mai 2016) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Une explication superficielle de la création d'une annexe du Louvre à Abou Dhabi peut évidemment relever d'un discours comptable qui a l'avantage de la simplicité et de l'évidence : aller chercher l'argent où il se trouve. Directeur d'études en anthropologie à l'École des hautes études en sciences sociales, Jean-Loup Amselle n'évoque que rapidement cette piste. Il préfère examiner les formes que prennent aujourd'hui les nouveaux musées, leur contenus et les intentions des promoteurs qui nous montrent que ces initiatives, surprenantes au premier abord, s'inscrivent dans un large mouvement aux lourdes conséquences. Il explicite les conceptions qui président à leur réalisation.
Jean-Loup Amselle
Le musée exposé
(Lignes)

Lorsqu'il regarde tous ces musées nés à la suite du premier du genre, le Guggenheim de New York (ouvert en 1959), Amselle adopte divers points de vue. Ces établissements ont pourtant un aspect commun : le contenant l'emporte sur le contenu. Cessant d'être les entrepôts d'objets considérés comme des « œuvres d'art » – le Louvre ayant pu être le prototype de cette conception –, les bâtiments des « nouveaux musées » deviennent en eux-mêmes des lieux à visiter – des « musées-écrins » – dans lesquels désormais peuvent se trouver toutes sortes d'objets, des « artéfacts » comme les appelle Jean...

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