Sur le même sujet

Livre du même auteur

« Ce chemin vers rien de certain »

Article publié dans le n°1190 (16 mars 2018) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Le mot le plus essentiel de la poésie de Rainer Maria Rilke est sans doute das Offene (« l’ouvert »). C’est-à-dire ce moment, phénoménologique, qui ouvre et qui déchire, pour que surgisse tout ce qui apparaît : que ce soit dans le jour ou dans la nuit (cet instant où tout disparaît dans la nuit et où « tout a disparu » apparaît). Le livret de Laure Gauthier, « kaspar de pierre », éminemment poétique, nous propose de nous pencher sur un moment du langage où le souvenir se fait oubli, où la mémoire se fait oublieuse mémoire.
Laure Gauthier
Kaspar de pierre

Kaspar de pierre est un récit poétique, mais non dans le sens d’une narration. Il ne s’agit pas de revenir – historiquement et historiographiquement – sur la vie (ou l’énigme de la naissance) de l’« enfant de l’Europe », Kaspar Hauser. Par-delà la vie factuelle de Kaspar Hauser, et au-delà des mythologies d’écrivains qu’il a inspirées ; il s’agit, pour Laure Gauthier, de remonter à une vérité originelle – celle de sa parole. Ne plus faire acte de vie par la parole, mais montrer l’acte de parole comme vie, l’acte vif de la parole, dans sa relation avec une intimité. Cett...

La lecture des articles est réservée à la souscription d‘un abonnement spécifique
La lecture de cet article est soumise à la souscription d'un abonnement. Si vous possédez un abonnement, merci de vous connecter ci-dessous. Si vous souhaitez vous abonner, nous vous remercions d'utiliser un ordinateur plutôt qu'un téléphone ou une tablette

Vous êtes abonné(e)

Identifiez vous

Pas encore abonné(e) ?

Abonnez vous

Choisissez votre formule d'abonnement et accédez à La Quinzaine

Vous aimerez aussi