A lire aussi

« Bushidô » ou « Hagakure » ? Entretien avec Pierre-François Souyri

Article publié dans le n°1189 (01 mars 2018) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

C’est une singularité japonaise et une figure qui a marqué l’imaginaire occidental : la consolidation d’un groupe de guerriers nommés « samouraïs », à la fin du conflit entre les clans Taira et Minamoto (XIIe siècle), a conduit à plusieurs siècles de féodalisme guerrier.

Le samouraï Honjō shigenaga pare l’explosion d’une bombe.

En 1899, l’agronome Nitobe Inazô tenta de montrer dans Bushidô, soul of Japan, que la Voie du guerrier pouvait être comparée au code moral des chevaliers médiévaux d’Occident. Il permettait d’associer au samouraï les notions d’honneur, de courage et d’abnégation, au-delà de sa seule adresse au combat. La réalité historique montre que cette noblesse du guerrier est une construction basée sur une tradition fictive de la fin du XVIe siècle. C’est alors que le shogun, chef des seigneurs de la guerre, transforma cette caste en une nouvelle noblesse qui s’est perpétuée jusq...

La lecture des articles est réservée à la souscription d‘un abonnement spécifique
La lecture de cet article est soumise à la souscription d'un abonnement. Si vous possédez un abonnement, merci de vous connecter ci-dessous. Si vous souhaitez vous abonner, nous vous remercions d'utiliser un ordinateur plutôt qu'un téléphone ou une tablette

Vous êtes abonné(e)

Identifiez vous

Pas encore abonné(e) ?

Abonnez vous

Choisissez votre formule d'abonnement et accédez à La Quinzaine

Vous aimerez aussi