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Boris Taslitzky : déflagration mais fraternité

Article publié dans le n°1212 (01 avril 2019) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Au cœur même de l’horreur, à Buchenwald, continuer à dessiner fut pour Boris Taslitzky le moyen de résister et de faire acte de fraternité.

Boris Taslitzky, Russes et Français. Camp de Buchenwald, 1944

« Je t’aime follement. Grandeur nature. La mienne. Il entre dans mon amour un furieux besoin d’aller aux sources. Aller aux sources c’est peut-être détruire. Faire la preuve par le massacre. […] J’irai chercher tes mots. Un à un. De ta bouche vers la mienne. Les boire comme d’autres cueillent les fleurs. Doucement. Des bouquets de mots. […] Il n’est pas exclu que je n’aille un jour déchirer ta gorge pour y voir ta voix, découvrir ton mystère. L’embrasser. » Au sortir de l’enfer, en avril 1945, telle est la démesure de Boris, son exigence intime, sa nécessité d’...

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