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Baudelaire en Chine

Article publié dans le n°1088 (16 juil. 2013) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Dans Les Fleurs du mal, à la dernière strophe de « Ciel brouillé », Baudelaire lance ces vers où le singulier et le pluriel s’allient étrangement, « modernes » s’il en est : « Ô femme dangereuse, ô séduisants climats ! Adorerai-je aussi ta neige et vos frimas,Et saurai-je tirer de l’implacable hiver Des plaisirs plus aigus que la glace et le fer ? »
Yang Yuping
Baudelaire et la révolution culturelle chinoise

Ces vers – et d’autres aussi saisissants – ont été traduits en chinois par Shen Baoji en 1957, à une période de brève libéralisation (les « cent fleurs », selon le slogan de Mao). Le livre de Yang Yuping retrace le destin des vers de Baudelaire dans l’esprit et l’œuvre de jeunes poètes que cette lecture quasi miraculeuse a orientés dans leur propre travail. Parmi d’autres, le beau récit de Dai Sijie, Balzac et la petite tailleuse chinoise (Gallimard, 2000), avait permis de comprendre ce qu’était le désir de livres occidentaux dans un pays qui les avait bannis : le...

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