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Aux sources du libéralisme politique : Montesquieu et Germaine de Staël

Le mot « libéralisme » occupe une place bien à part dans le monde contemporain. En France plus qu’ailleurs, il est passé du politique à l’économie. Il se confond avec le capitalisme le plus sauvage. Prétendre publiquement être libéral, c’est prendre le risque de se voir marginalisé, accusé de tiédeur ou de ne croire qu’aux lois du marché, quand ce n’est pas d’être aux portes du fascisme. J’avoue craindre toute réduction du vocabulaire politique et me méfier de termes, au sens approximatif, forme moderne de la langue de bois, qui servent à exclure, sans même avoir à argumenter.
Alain Winock Gambier
Montesquieu et la liberté Madame de Staël

Dans l’immédiat après-guerre, les communistes usèrent pour disqualifier  leurs  adversaires des termes « hitléro-trotskyste », « nazi » ou même « titiste », sans leur donner un contenu précis et sans qu’il renvoie bien évidemment à une réalité. Que le libéralisme politique donc n’ait pas bonne presse importe peu à l’historien de la pensée politique. Il me semble même qu’une des hygiènes du chercheur est d’éviter d’étudier ce qui lui est trop proche. Sans s’interdire pourtant les mises en rapport, les questionnements du passé que le présent aide, comme l’on sait, à formuler.

Il...

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