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Autobiographies de la honte

Article publié dans le n°1189 (01 mars 2018) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Aucune traversée de la littérature ne saurait omettre, comme l’une de ses hypothèses fondatrices, le sentiment de la honte et plus encore l’expérience de la honte. Car au-delà même de la force thématique de cet événement psychique, c’est un sentiment qui cherche une consolation, une réparation ou presque un pardon. Il est intéressant d’observer comment l’écriture a pu opérer ce double mouvement documentaire et cathartique ; comment, et la liste est longue, les auteurs ont composé avec ce matériau de la déchéance et de la dépréciation.

Il y a d’abord une honte qui fonde un système de valeurs, qui relie le sujet à son époque, à son univers ; le concept fonctionne alors comme un critère de délimitation de la morale. Le sujet honteux pose un jugement sur ce qu’il fait et ce qu’il ressent. Il est lui-même le relais d’un appareil social ou historique qui juge. La littérature a donc nécessairement pris en charge cette considération-là et donné une illustration du personnage confronté à cette culpabilité et à ce jugement.


Le théâtre classique est en ce sens un laboratoire de cette mise en place de la valeur. Il s’y jo...

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