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Au paradis des images

Nous avions jadis envisagé de créer un diplôme qui serait attribué au journaliste capable, signant un article sur Henri Langlois, de ne pas utiliser l’expression « ce dragon qui veille sur nos trésors », assurément le plus increvable de tous les clichés accrochés aux basques du cofondateur de la Cinémathèque française. Le cher Cocteau, inventeur de ce slogan qui peut s’appliquer sans faillir à bien du monde – directeur du FMI, bibliothécaire du fonds Jacques Doucet ou vigile de supermarché –, n’imaginait sans doute pas une telle postérité à ce qui n’était tout d’abord qu’un argument pour un appel à financement privé (1).

EXPOSITION 

LE MUSEE IMAGINAIRE D'HENRY LANGLOIS

Du 9 avril au 3 août 2014

Cinémathèque française, 51, rue de Bercy, 75012 Paris

Quoi qu’il en soit, la locution a fait fortune. Longtemps tarte à la crème du critique pressé, on la pensait touchée par la prescription. Mais la voici qui réapparaît dans la plupart des comptes rendus de l’exposition de la rue de Bercy et même dans les colonnes de quotidiens, Le Monde et Libération, dont on croyait les spécialistes plus exigeants quant au choix de leur vocabulaire. Il faut reconnaître que les organisateurs de l’exposition, en déclarant avoir sciemment voulu « imprimer la légende », ont facilité la chose, fournissant quasiment un kit ...

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