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Aristos en péril

Article publié dans le n°1125 (01 avril 2015) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

« Que de nobles, que de nobles ! », aurait pu dire le maréchal de Mac-Mahon. C’est lui, en tout cas, dans l’un de ses rares gestes républicains, qui a renoncé au pouvoir d’anoblir que s’était réservé l’État. Depuis, le nombre des familles nobles, si fécondes soient-elles, rétrécit : elles ne sont plus que trois mille.
Eric Mension-Rigau
Singulière noblesse : l'héritage nobiliaire dans la culture française contemporaine
(Fayard)

Chiffre relevé au compteur de l’Association de la noblesse française (ANF), dont la commission des preuves distingue méticuleusement le bon grain de l’ivraie. Le nombre peut se restreindre sans que la surface sociale diminue en proportion. Le pouvoir politique a certes abandonné la noblesse, mais celle-ci a maintenu une singularité qui s’apparente à une vraie autorité. Si les Français sont encore à ce point motivés par la recherche de l’honneur et des honneurs, c’est à elle qu’ils le doivent.


En matière économique, elle a su maîtriser le déclin beaucoup mieux qu’un vain peuple ne...

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