Anthropologie des démons

La récente édition critique d'un manuscrit écrit autour de 1119 dans l'abbaye allemande de Schöntal, Liber Revelationum, donne l'occasion à Jean-Claude Schmitt d'explorer les situations dans lesquelles le livre a été conçu. Ce dialogue entre l'abbé Richalm et son disciple, le frère N., nous fournit les matériaux pour accéder à la connaissance de la vie quotidienne d'une abbaye cistercienne, des représentations qui s'y développent et des « êtres de croyance » qui s'y expriment, pour reprendre l’une des expressions particulièrement heureuses de l'historien. 

Jean-Claude Schmitt me semble poser les principales difficultés que rencontrent aujourd'hui les sciences sociales. Son enquête propose des solutions à des questions qui méritent d'être étendues à d'autres types de recherche. Pour cela, je vais suivre comme ligne de lecture du livre la connaissance des relations aux démons.


Le cadre d'analyse de Schmitt commence par confronter les informations données par le Liber Revelationum et ses propres enquêtes sur les revenants ou les gestes, afin d'établir ce que l’ouvrage apporte de nouveau. Mais très vite, l'historien va au cœur...

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