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Article publié dans le n°1063 (16 juin 2012) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Saisis par l’angoisse écologique, d’aucuns en viennent à redouter le progrès. On pourrait comprendre que soient contestés les critères retenus par les économistes pour caractériser la croissance. Ou encore que l’on insiste sur ce que le développement économique peut avoir de nuisible. Mais contester le progrès en tant que tel ? Son concept ne contient-il pas l’idée d’un meilleur : comment une marche en avant pourrait-elle être une régression ? 
Yohan Ariffin
Généalogie de l'idée de progrès. Histoire d'une philosophie cruelle sous un nom consolant

Comme ceux de paix, de justice, de liberté, le mot progrès paraît empli d’une pleine positivité. On peut juger que ceci ou cela n’est pas un vrai progrès, de même que l’on peut considérer une liberté comme illusoire ou une paix comme trompeuse et fragile. Ce faisant, on confirme l’estime où l’on tient ces valeurs. Tout au plus admettra-t-on qu’elles sont propres à notre époque, et peut-être même seulement à nos pays.


Ce que l’on peut raisonnablement contester dans l’idée de progrès, c’est son extension. Il est clair que les techniques sont sans cesse meilleures, à la fois plus ef...

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