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À la recherche du style perdu

Article publié dans le n°1149 (16 avril 2016) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

Dans ce nouvel essai de Philippe Vilain, la charge contre la littérature contemporaine n’est pas si héroïque ni si neuve que le laisse attendre la quatrième de couverture. La littérature ne serait plus qu’un divertissement culturel, sans dimension esthétique ni existentielle, se contentant de proférer « une parole industrielle, vulgarisée ». Voilà une assertion qui n’est pas nouvelle. On la trouvait déjà sous la plume de Sainte-Beuve, qui se plaignait en 1839 dans « La littérature industrielle » : « le niveau du mauvais gagne et monte »1. L’intérêt de l’ouvrage est donc plutôt à chercher dans l’étude et la conceptualisation du postréalisme.
Philippe Vilain
La Littérature sans idéal

La littérature actuelle manquerait de style et de clairvoyance sur son populisme, sa marchandisation : avant d’examiner plus avant ce propos, voyons quel est le corpus de Philippe Vilain, car c’est là que, d’emblée, le bât blesse : pour signaler lui-même, rendons-lui cette justice, « les impasses qu’admet cet essai », l’auteur précise en effet dans une note qu’il prend « en otage, sous l’appellation "littérature contemporaine" la littérature la plus médiatisée, la plus primée, la plus vendue aussi ». Soit. Sainte-Beuve avait déjà écrit que ...

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