2013, année Casanova

Article publié dans le n°1084 (16 mai 2013) de la Nouvelle Quinzaine Littéraire

En 1822-1828, les premiers à pouvoir lire une version de l’Histoire de ma vie de Casanova étaient les germanophones auxquels la maison Brockhaus de Leipzig proposa en douze volumes : Aus den Memoiren des Venetianers Jacob Casanova de Seingalt, oder sein Leben, wie es zu Dux in Böhmen niederschrieb. L’éditeur allemand avait acheté le manuscrit à Carlo Angiolini, neveu de l’écrivain mort à Dux en 1798. Entre 1826 et 1838, les francophones eurent accès à un écrit adapté par Jean Laforgue. Casanova resta ainsi disponible seulement en traduction, ou caviardé, jusqu’en 1960-1962, lorsque Brockhaus-Plon put établir le texte de ses mémoires grâce à l’autographe, mais il le présenta alors en retenant des découpages et chapitrages absents du manuscrit. Autant dire que si tant est que l’édition parfaite existe, elle n’était pas disponible sur le marché jusqu’à présent ! 

Or, si l’Histoire de ma vie a connu une aventure éditoriale rocambolesque, disons-le d’emblée : 2013 restera dans les annales comme un annus mirabilis pour les lecteurs de Casanova. En quelques semaines à peine ont en effet paru les tomes inauguraux (le premier sur trois, dans les deux cas) de deux éditions nouvelles fondées sur le manuscrit acquis par la Bibliothèque nationale de France en 2010. À tout seigneur, tout honneur : Gallimard a ouvert le bal avec un volume de la Pléiade confié à deux universitaires dont les travaux so...

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